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LIENS UTILES

vigne1Histoire de la vigne et du vin : Conférence d'Anthony Pinto le mardi 10 octobre 2017

En ce mardi 9 octobre, M. Anthony Pinto passionna son auditoire pendant près de deux heures.

L'histoire du vin est multiséculaire. Grâce aux Allo­ broges et aux Romains, la vigne a été cultivée en Gaule, d'abord dans le sillon rhodanien, Tain­ l'Hermitage, Vienne, puis en Savoie. En 25 av. J-C ce fut au tour du Val d'Aoste et dix ans après du Valais suisse. La vigne est une liane : à l'origine, elle prospérait à l'état sauvage, en forêt. Voyant cela nos anciens la cultivèrent en « hautins ou hautains », c'est-à-dire qu'ils guidèrent les pampres sur des merisiers ou des mûriers, puis sur pieds comme actuellement. Le développement de la viticulture en Savoie est lié, en grande partie à l'Église et à la christianisation des montagnes. Évidemment les princes et les aristocrates ont participé à son extension avant que la consommation du vin s'étende à l'ensemble de la population.

En 506, on entoure les vignes d'une haie soutenue par des pieux pour les protéger des animaux mais aussi des vols. De tout temps, les abbayes ont possédé leurs vignobles ; ce fut le cas des chartreux, des bénédictins de l'abbaye de Talloires, de ceux de Tamié ... L'ordre de St-Benoît recomman­ da aux religieux de consommer un litre de vin par jour et même un litre et demi les jours de fêtes.

Aix-les-Bains, musée lapidaire thermes romains et palaces des coteaux : sortie du samedi 7 octobre 2017

Place de la mairie, à 14h30, nous retrouvons Brigitte Boiron, notre guide qui en 2016 nous avait déjà dévoilé une partie de l'histoire d'Aix-les-Bains (le casino et les palaces du centre-ville). Cette an­ née Monique Gies lui a demandé de nous raconter l'épisode romain d'Aix et les palaces des coteaux.
Brigitte Boiron nous souhaite la bienvenue et nous explique qu'Aix-les-Bains a connu deux périodes fastes : la période romaine et la Belle Epoque (19e, début 20e) au moment où les palaces étaient occupés par des célébrités qui venaient prendre les eaux.

En effet, ce qui fait la renommée de la ville, ce sont ses sources qui sont captées à l'origine d'une part immédiatement à l'est des thermes du centre-ville, sur les premiers contreforts calcaires des Bauges, d'autre part à Marlioz et enfin à St-Simon. Les sources thermales du centre-ville, celles d' « alun » et de « soufre » sont connues depuis !'Antiquité. Très chaudes (35 à 45°) et abondantes, elles sont aussi apaisantes pour le corps grâce à la barégine, une algue microscopique qu'elle contient. Les eaux de Marlioz sont froides et minéralisées. Pourtant ces deux sources ont la même origine, de l'autre côté du lac du Bourget, sur la montagne de la Charvaz qui draine l'eau de pluie. Cette eau s'infiltre sous le lac et, très profondément, sous Aix (moins 2000 m) puis remonte par un jeu de failles dans le calcaire. Le troisième ensemble, la source de St-Simon, est alimentée par les eaux de ruissellement de la Chambotte. C'est une excellente eau de boisson qui est captée, embouteillée et distribuée au niveau national.

La chapelle Saint-Hugues à Saint-Pierre d'Entremont : sortie du samedi 24 juin 2017

Pas fâchés de quitter la commune de La Motte­ Servolex accablée sous la canicule depuis plusieurs jours, nos adhérents ont pris place dans les voitures, enthousiasmés à l'idée d'aller trouver un peu de fraîcheur dans le massif de la Chartreuse.

En effet cette année notre sortie annuelle, à la journée, avait pour cadre la chapelle St-Hugues à St-Pierre-d'Entremont et le musée de l'Ours à En­ tremont-le-Vieux.

Nous respirions une légère brise et il faisait 20 de­ grés avant d'entrer dans la chapelle où un vigile et notre guide nous attendaient. Cet édifice est maintenant transformé en musée et quelques offices y sont encore célébrés dans l'année.

Construite entre 1884 et 1885 par les chartreux, l'église était dans un état de grand délabrement en 1952 quand un jeune peintre de 25 ans, Arcabas, se proposa de la sauver et de la décorer. Lorrain d'origine, il venait de finir ses études aux Beaux­ Arts de Paris et d'être nommé directeur du musée de Grenoble. Il proposa au maire de St-Pierre­ d'Entremont, d'entreprendre à ses frais, les travaux de rénovation.

Le maire accepta bien volontiers d'autant plus que la commune venait d'achever la restauration totale de la toiture et que les crédits communaux ne per­mettaient plus d'aller au-delà. Après avoir consulté le prêtre de la paroisse, personnage assez excen­trique pour l'époque (il portait des pantalons rouges, se déplaçait à moto, faisait écouter de la musique classique à ses ouailles...), celui-ci acquiesça aussitôt laissant au peintre toute la liberté pour agir.

Les origines du Lac du Bourget : Conférence de Monique Gies le jeudi 1er juin 2017

Ce jeudi, devant une assistance nombreuse, Annick Cros est heureuse d’accueillir, à la Biblio­ thèque des Deux Mondes Monique Gies. La conférencière de ce soir, qui est aussi une des vice­ présidentes de l'association, est férue d'histoire locale et régionale. Elle va nous faire découvrir le lac du Bourget sous un aspect inhabituel. Annick Cros remercie tous les participants et leur souhaite une bonne soirée.

Monique Gies entre dans le vif du sujet et précise que si le lac du Bourget est considéré comme le plus grand lac de France il a un concurrent ! En effet, en Gironde le lac d'Hourtin-Carcans est plus grand mais il est beaucoup moins profond et son volume est ainsi, nettement inférieur.

La formation du lac

Pour l'expliquer, il nous faut faire un grand bond dans l’histoire et remonter à l’origine du quaternaire. Cette période, qui débute il y a 2,6 millions d’années, se compose d'une succession de glaciations et de périodes interglaciaires. Ces grandes glaciations au nombre de quatre, dont la dernière s'est achevée il n'y a guère que 10 000 ans, ont été séparées par des périodes de réchauffement. L'érosion a façonné les reliefs et est largement responsable des paysages actuels. Ainsi, l'Europe du nord a été rabotée par la calotte glaciaire qui la recouvrait et qui a laissé en fondant de multiples lacs. Pour la formation du lac du Bourget, ce sont les deux dernières glaciations qui nous intéressent : celles de Riss et de Würm.

L'église Saint-Jean-Baptiste à Cléry : sortie du samedi 27 mai 2017

Par un bel après-midi ensoleillé, Bernard Demotz nous accueille à Cléry pour la visite de l'église St-Jean- Baptiste. B. Demotz, professeur émérite de l'université de Lyon, médiéviste renommé, connaît bien ce bâtiment puisqu'il habite avec sa femme, une partie de l'année, dans l'ancien presbytère situé en face. Pour lui c'est toujours un grand plaisir de faire découvrir cet édifice aux personnes intéressées.

Avant de pénétrer dans l'église B. Demotz nous fait admirer le panorama. Le monument exposé au soleil est bâti sur un balcon du massif des Bauges et domine la combe de Savoie. Le cadre montagneux qui s'ouvre à nos yeux est impressionnant. Il s'étire du mont Blanc jusqu'aux sommets de la Maurienne.

Maintenant, notre guide nous raconte brièvement l'histoire de ce bâtiment. On suppose qu'une première église a été érigée au 5e siècle après J-C et que le bâtiment actuel, construit au 12e siècle, soit sur le même emplacement. Un prieuré (petit monastère) y fut accolé. Des chanoines de St-Augustin furent nommés par l'archevêque de Tarentaise pour administrer le prieuré et pour développer l'enseignement qui assurait une instruction bien supérieure à celui des écoles paroissiales. La seconde moitié du 12e siècle voit l'essor du prieuré, c'est à cette époque que l'église reçoit un superbe maître autel roman en marbre gris et vert dont nous reparlerons plus longuement. Au 13e siècle les chanoines de St- Augustin sont remplacés par un ou deux chapelains. Un peu plus tard sont construites autour de l'ensemble une enceinte fortifiée en partie en pierres mais aussi une maison forte face à l'église. Vient ensuite une période désastreuse due à la défaillance des archevêques (le prieuré se trouve réduit à une simple église paroissiale) et aux ravages causés par le « bon roi » Henri IV lors de l'invasion en Savoie en 1600. Le cloître est anéanti ainsi que ses dépendances, la maison forte en grande partie démolie, l'église pillée et saccagée. Restaurée fin 17e et dans la première moitié du 18e. elle subit la Révolution française. En 1793, les révolutionnaires français abattent le grand clocher aiguille, d'autres destructions ont lieu. Au 19e siècle avec le retour de l'autorité de la maison de Savoie l'église retrouve, grâce à des travaux importants, une belle physionomie. Le presbytère-école, construit dans les ruines de la maison forte début 18e, est consolidé. Après 1860, le Second Empire apporte une succession d'embellissements.