NOTRE ACTUALITE
Trente-et-un participants très courageux, puisque la température frisait le zéro, étaient présents pour cette visite des palaces des côteaux : Le Splendide, Le Royal, l’Excelsior.
Anne-Sophie, la guide, nous expliquait l’origine de la construction du Splendide et de l’Excelsior, voulus par Gaudens-Antoine Rossignoli à la fin du 19e siècle, et du Royal, commandé par son fils, Louis Rossignoli. Aix-les-Bains était devenue une ville très prisée par l’aristocratie pour ses thermes. Gaudens-Antoine Rossignoli, gendre d’un hôtelier, a voulu attirer une clientèle de luxe, dont une partie faisait « Le Grand Tour ». Le Splendide a été érigé entre 1881 et 1883, l’Excelsior en 1906, le Royal en 1914. Tout était luxe dans ces hôtels majestueux : les façades aux immenses marquises protégeant les escaliers d’entrée, les aménagements intérieurs avec ascenseurs, salles de bains, téléphone, salons, fumoirs, restaurants, ou extérieurs avec les jardins, terrasses… Architectes, maîtres d’œuvre, étaient le plus souvent genevois ou généralement suisses ; les artisans étaient plutôt aixois, comme l’entreprise Léon Grosse.
Le mercredi 12 novembre à la salle St-Jean, nous avons reçu le conférencier Jean-François Connille, agrégé de l’Université, professeur honoraire d’histoire et ancien président de la Société d'Art et d'Histoire d'Aix-les-Bains. Il nous a présenté "le percement du tunnel du Chat et son ouverture". On peut dire, pour cette dernière conférence de l’année, que ce fut un record battu. La salle de 200 personnes était quasiment comble, avec 170 à 180 personnes. C’est la première fois que l'une de nos conférences suscite un tel engouement.
La conférence retrace l’histoire de la traversée de la montagne de la Dent-du-Chat, depuis l’ancienne voie de passage jusqu’au tunnel routier actuel, en insistant sur le rôle décisif de Maurice Mollard et sur les récents travaux de sécurisation et de modernisation. Le conférencier rappelle d’abord l’existence d’une ancienne voie raide et escarpée, héritière d’un passage romain, qui constituait longtemps le seul lien entre l’avant-pays savoyard et le Lyonnais. Au XIXᵉ siècle, la route du col est aménagée (1823-1839) et un premier grand ouvrage est réalisé avec le tunnel ferroviaire de l’Épine (1880-1883), mais les projets de tunnel routier ou de crémaillère/funiculaire restent sans suite, faute de financements suffisants.
Le thème de la soirée a intéressé un grand nombre de personnes, puisqu’on en a dénombré près d’une centaine. Toute l’assemblée semblait avoir retrouvé une partie des souvenirs rattachés au personnage, car le tourne-disque Teppaz aura marqué leur jeunesse. L’objet était bien connu de tous, mais son concepteur beaucoup moins, voire pas du tout. Il a été rappelé que ses sources familiales étaient d'origine savoyarde, tant du côté paternel (Cognin) que maternel (Domessin). Dans un premier temps, l’occasion a été saisie d’aborder les origines patronymiques du nom, qui relève d’un nom de lieu, un toponyme. Ce nom désigne en patois savoyard (ou franco-provençal) une zone herbeuse en friche de peu de valeur, une « teppe ». La vie de Marcel Teppaz nous démontrera le contraire de la signification de son nom.
Une première pour notre Association : la visite d’une exposition dans la Galerie l’Epicerie, 181 avenue Costa de Beauregard à La Motte-Servolex. Ce lieu chaleureux a évoqué quelques souvenirs puisque l’épicerie tenue par Madame Chaberty a fait partie du paysage motterain il y a déjà un certain nombre d’années !
Notre petit groupe a été accueilli par Brigitte Baldaquino, qui a créé la galerie, Léa et Chantal. Et nous avons bénéficié de la visite guidée de l’exposition CONTE (xte) – Tarocchini et Polymorphies de Graffmatt et Lucy Watts. Brigitte et Léa ont décodé les contes traditionnels revisités par Mathieu Lainé – Graffmatt , et les cartes de tarot de Marseille recréées par Lucy Watts. Cette approche de l’art contemporain a captivé les participants, qui ont compris le travail réalisé par les deux artistes, témoins vigilants du monde actuel.
L’affiche est belle : une jolie jeune fille dans un manteau de fourrure présente l’exposition Jules Daisay. En fait, la fille de Jules Daisay. Peut-être cela a-t-il incité les adhérents à visiter l’exposition : nous étions 26, joli chiffre pour une première.
Né en 1846, décédé en 1900, Jules Daisay est originaire de Barberaz. Il est repéré par Benoît Molin, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Chambéry. Celui-ci l’incite à aller étudier à Paris. Après sa mobilisation à la guerre de 1870, il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts en 1872. Sa passion se concentre sur des portraits, et non sur des paysages, des scènes d’histoire, de genre ou des natures mortes.
Ce mercredi 17 septembre, l’association Connaissance du Canton a invité Eddy Barbaux, président de l’association « Les Amis de François Cachoud », à venir présenter la vie et l’œuvre de Joseph Communal. L’an dernier, il nous avait déjà sensibilisé à la peinture savoyarde lors d’une conférence sur François Cachoud. Il s’est révélé alors comme un spécialiste de la peinture.
L’assemblée était toujours aussi nombreuse qu’à l’accoutumée avec près de 80 personnes. Après avoir dressé une biographie exhaustive du peintre, Eddy Barbaux s'est longuement attardé sur ses nombreux tableaux, permettant ainsi de découvrir ses différents styles de peinture. Ancré en Savoie, puisque né au Châtelard en 1876, il a habité plusieurs lieux à Chambéry, ainsi que « la Fauconnerie », près du château de Bourdeau. Il était autodidacte et s'est essayé à de nombreuses techniques, mais c'est avec la peinture au couteau qu'il s'est pleinement révélé. Peignant essentiellement en Savoie et en Dauphiné, il est considéré comme l’un des peintres de montagne français les plus influents de son époque. Dès 1902, il a rejoint l’Union artistique de Savoie ; il a remporté de nombreux concours, récompenses et médailles au cours de sa carrière et a exposé à Paris, Bruxelles, en Suisse, aux États-Unis, etc.
Le 1er août, une douzaine de membres de l’association, accompagnés d’une vingtaine d’habitants de la commune, se sont rassemblés devant la mairie vers 20 h 30. Nous avons noté la présence de quelques enfants intéressés par le thème de la soirée. Contrairement à la soirée du 17 juillet dernier à Saint-Sulpice, le ciel n’était pas de notre côté. Nos deux amis astronomes ont commencé leur exposé pour présenter la Terre et son système solaire, avec ses huit planètes qui gravitent autour du soleil. Michel s'est mis à la tâche en s'aidant de différents logiciels et de son grand écran de 140 cm.
C’est ainsi que nous avons appris que la Terre :
- effectue une rotation quotidienne sur elle-même à une vitesse de 1 143 km/h sur la latitude de Cham-béry (46° 45' Nord), soit 317 m/s ; Qui aurait pu s'en douter ?
- effectue une orbite solaire d'environ 940 millions de km par an, à une vitesse de 107 200 km/h, soit près de 30 km/s. Qui pourrait s'en douter ?
- que la Terre et le système solaire, intégrés à notre galaxie nommée « la Voie lactée », se déplacent à 850 000 km/h, soit 236 km/s, en orbite autour de son centre.
Et que cette même galaxie se déplace dans l’univers à une vitesse de 630 km/s !
Jeudi 17 juillet, dès 20 h 30, une vingtaine d'adhérents de notre association inscrits à la Nuit des étoiles se sont rendus au « jardin du curé », à côté de l'église de Saint-Sulpice.
La soirée s'annonçait excellente : la météo était avec nous, le ciel était clair et une petite brise rafraîchissante rendait la température très agréable. Chacun avait apporté une chaise pour ne pas rester debout et passer une veillée reposante. Un petit vêtement chaud s'est révélé bien utile dans la nuit qui avançait.
Alertés par les affiches et la publicité organisée par la commune, de très nombreux habitants sont venus se joindre à nous. De nombreux enfants, d’âges variés, sont venus pour découvrir l’astronomie.
Nos adhérents avaient apporté de quoi grignoter, la table était donc suffisamment garnie pour tous les convives. Chacun a pris plaisir à se retrouver pour cette rencontre très conviviale. Ce fut également l’occasion de faire connaissance avec les Sorpesais, qui se sont montrés très accueillants.