NOTRE ACTUALITE
La conférence du 24 juin, qui portait sur l'épopée des ciments et des chaux du mont du Chat, a attiré soixante personnes. Il est possible que les conditions climatiques extrêmes aient provoqué une baisse de l'engagement des participants.
Dans un premier temps, le président a évoqué la mémoire de Marc Bloch, académicien et historien français, qui a été « panthéonisé » la veille. Il a par la suite évoqué la figure de l'éminent historien français et réaffirmé l'une de ses maximes qui a guidé sa quête intellectuelle : « Plus la recherche s'efforce d'atteindre les faits profonds, moins il lui est permis d'espérer la lumière, si ce n'est par les rayons convergents de témoignages très divers dans leur nature. »
Cette maxime souligne l'importance de la comparaison entre sources hétérogènes pour atteindre une compréhension approfondie du passé. En effet, elle implique que la vérité ne peut être révélée qu'à travers la confirmation mutuelle des informations obtenues par l'historien.
Nous étions seulement 41 participants, après quelques défections, pour les visites sur le Plateau d’Assy. Ce qui nécessitait la répartition en deux groupes, avec programme inversé, conduits chacun par une guide du Patrimoine Savoie-Mont-Blanc : Claire Tronchet et Véronique Dive-Michel
Le Plateau d’Assy est avant tout un lieu qui change de destination entre les deux guerres. Chedde, en bas, avait déjà une importante activité industrielle, où une usine fabrique un explosif, la cheddite. Sur le plateau, à partir de 1921, est envisagée la construction des sanatoriums. C’est donc la fin de sa vie agraire, puisqu’il est choisi par la Mission Rockefeller pour installer des établissements de soin pour les personnes de classe moyenne atteintes de tuberculose. Les plus aisés avaient leurs établissements privés.
Les travaux du premier sanatorium, Pra-Coutant, commencent en 1924. Quatorze sanatoriums, dont deux pour enfants, hôtels, établissements de cure et de postcure sont édifiés en à peine plus de 20 ans. Plus de 2000 lits médicalisés, 1150 salariés, le Plateau d’Assy change complètement de physionomie.
Nous avons donc découvert l’histoire des sanatoriums, celle de la magnifique église de Notre-Dame-de-Toute-Grâce, et la Route de la Sculpture.
Pierre JUDET, maître de conférences émérite à l’Université Grenoble-Alpes, historien spécialiste de l’histoire industrielle, titulaire en 2016 du Prix d’Histoire « Techniques, entreprises et société industrielle » décerné par l’Académie François Bourdon et la Fondation Arts et Métiers, a présenté cette conférence. Une centaine de participants étaient venus l’écouter. Le thème retraçait l’histoire de la forêt au début du XIXe siècle en Savoie et particulièrement dans le mandement (1) de La Motte-Servolex correspondant en fait à la délimitation du canton de La Motte-Servolex de 1914, c’est-à-dire neuf communes : Bissy, Cognin, Bourdeau, La Chapelle du Mont-du-Chat, Vimines, Saint-Sulpice, Chambéry-le-Vieux, La Motte-Servolex, Le Bourget-du-Lac.
Ces communes n’étaient pas égales en termes de territoires forestiers. Elles sont cependant toutes liées à la Chaîne de l’Epine.
Pierre Judet a précisé que la question forestière a été posée de façon différente selon les époques, puisqu’avant le développement des énergies fossiles, le bois est la source d’énergie par excellence jusqu’en 1850.
L’association Connaissance du canton a organisé une conférence ce 29 avril à la salle St-Jean qui avait pour thème la gabelle du sel qui était pour ainsi dire la mise en place du premier impôt. Pour aborder ce sujet, nous avons fait appel au conférencier, Pierre Geneletti, président de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, docteur en histoire, qui nous a présenté l’histoire d’un gabelier général du sel en Savoie au XVIIe siècle. Près de 100 personnes étaient présentes pour écouter le conférencier, preuve une nouvelle fois de de l'intérêt des sujets proposés par notre association.
Notre conférencier a pris pour exemple le parcours de Nicolas Deschamps, né en 1623 à Villefranche-sur-Saône, qui s'installe en Savoie vers 1649-1650. Issu d'une famille de marchands, il devient comte de Montbel, seigneur de l’Épine et de Rochefort. Il fut également gabelier général du sel (fermier de la gabelle) de 1651 à 1658, conseiller du duc de Savoie, maître-auditeur et président aux Finances à la Chambre des comptes jusqu'à sa mort en 1676.
Notre groupe, composée d’une vingtaine de personnes, s’est rendu par ce bel après-midi du 24 avril sur place par covoiturage. Dès le départ, une bonne ambiance y régnait. C’était la première sortie de l’année 2026.
Les grottes de Saint-Christophe, également appelées grottes des Échelles, se situent à Saint-Christophe-la-Grotte, près de Les Échelles en Savoie, dans la vallée de Chartreuse. Ce site historique et naturel exceptionnel combine géologie, préhistoire et patrimoine ancien.
Comme à l’accoutumée, la salle Saint-Jean a accueilli pour cette soirée du 8 avril bon nombre de spectateurs. Nous étions environ 90.
Notre conférencier, Eddy Barbaux, qui est déjà venu deux fois nous exposer les vies de François Cachoud et Joseph Communal, a retracé l’histoire du couple de peintres savoyards Lucien et Nancie Poignant. Il a évoqué la biographie de Lucien Poignant, sa naissance à Chambéry en 1905, l’origine de ses parents et de ses deux frères et sa sœur.
Jean-Olivier Viout, vice-président de l’Académie de Savoie et procureur général honoraire, qui a participé au procès de Klaus Barbie en 1987, était l’invité de l’association « Connaissance du canton » pour présenter sa conférence. Le thème proposé, « 1943-1944. Chambéry sous le joug de la Gestapo » a rencontré un très vif succès, la salle Saint-Jean affichant complet avec 210 participants. C'est au prétexte du débarquement des Alliés en Afrique du Nord (Opération TORCH du 8 novembre 1942) que l'armée allemande franchit la ligne de démarcation le 11 novembre 1942. Jusqu'alors, la Savoie faisait partie de la zone libre, avec une grande partie du centre et du sud-est de la France.
La conférence a mis en lumière l’implantation progressive de la police politique nazie dans la région de Chambéry, son organisation, ses méthodes et les conséquences de son action sur la Résistance locale et la population civile.
Ce mardi 10 février, environ 150 à 160 personnes se sont déplacées pour assister à la conférence de Laurent Ripart, professeur médiéviste à l’Université de Savoie. Le thème était : Les savoyards descendent ils vraiment des Sarrasins ?
La question pouvait sans doute interloquer nombre de participants. Mais à l’écoute des propos du conférencier, il semblerait que les habitants des Bauges ou de la vallée de Maurienne y trouvèrent un écho au moins durant une certaine période. Ce mythe s’est construit et transformé du Moyen Âge au XIXᵉ siècle. L’orateur part d’exemples actuels qui prétendent qu’une partie de la population savoyarde descendrait de Sarrasins installés jadis dans la région.
Sur le plan strictement historique, Laurent Ripart nous rappelle qu’on ne connaît que deux épisodes avérés de présence musulmane dans la Gaule médiévale.
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