Cette conférence a retracé le rôle crucial des services spéciaux et de la résistance en Savoie durant la Seconde Guerre mondiale, en s'appuyant sur l'action des réseaux de renseignement et de sabotage. Le conférencier Jean-Louis Perquin s’est appuyé sur de nombreuses sources qui ont détaillé l'importance stratégique de cette région alpine frontalière, notamment pour perturber les voies de communication et le ravitaillement ennemi. Ont été également mis en lumière l'organisation des parachutages d'armes et d'équipements, ainsi que l'engagement décisif des agents et des mouvements clandestins. En préambule, il a mis en avant la formation paramilitaire des agents spéciaux et la coordination des opérations alliées avec les maquis locaux pour préparer la libération du territoire. Pour évoquer toutes ces informations très complètes et remises à jour fréquemment par le conférencier, la séance dura exceptionnellement près de 2 heures. Et malgré cela, les 110 personnes présentes sont restées attentives jusqu’à la fin.
Ce 16 septembre, Connaissance du canton annonçait sa rentrée d’automne avec une conférence présentée par Cécile Bogey, professeure de Lettres au collège G. Sand de La Motte-Servolex, qui a semble-t-il passionné, puisque près de 130 personnes étaient présentes. Et pour cause, ce soir-là, le romantisme était à l’honneur. Dès les premiers instants, l’émergence de la sensibilité romantique autour du Lac du Bourget prit le pas. Cécile Bogey rappela qu’au seuil du XIXe siècle, la perception géographique et culturelle du lac du Bourget subit une métamorphose fondamentale. Longtemps confiné à un statut de simple composante topographique locale, ignoré des circuits esthétiques du « Grand Tour », le bassin lacustre s'impose comme le théâtre d'un basculement décisif : la mutation d'un paysage naturel neutre, voire hostile, en un territoire privilégié d'expérimentation plastique et poétique pré-romantique.
60 personnes s’étaient inscrites pour cette journée du 2 octobre, qui conjuguait Bugey et Bresse et les emmenait visiter le Musée des Soieries Bonnet à Jujurieux, et le Monastère de Brou à Bourg-en-Bresse.
SOIERIES BONNET
Beaucoup n’avaient jamais entendu parler des Soieries. Et pourtant ! Elles sont les traces d’une histoire de 1835 à 2001, où l’industrie textile s’est installée dans la commune. Deux groupes se séparaient pour les visites : un se dirigeait vers le musée où l’histoire des Soieries était reconstituée, l’autre suivait le guide pour arpenter l’usine. En premier lieu, devant un métier à tisser jacquard, l’interrogation portait sur le fil de trame ou le fil de chaîne. Tout le monde ne se souvenait pas de quel sens il s’agissait ! Et puis, la longue histoire de cette entreprise était détaillée.
50 personnes ! Le Musée des Beaux-Arts a été obligé de proposer deux visites pour accueillir tout le monde. Un vrai succès pour cette exposition sur un thème malgré tout assez austère de prime abord. Cette perception a volé en éclats au cours de la visite. Notre guide, Dorine, nous a fait partager sa passion. Dès l’entrée, un espace spécial présente l’exposition. Il symbolise le narthex d’une église orthodoxe reconstituée par le Musée, avec la nef, l’iconostase et le sanctuaire. Cette exposition d’art byzantin est prêtée par le Musée de Korça en Albanie. La plus ancienne œuvre, Saint Michel Archange, date du XIVe siècle ; celles du XVIe au XVIIe siècles sont plus nombreuses. Des icônes du XXe siècle, de style différent, la terminent.
La guide nous explique qu’une icône ne représente pas une image, mais est un objet de culte. Une icône est peinte après une longue méditation par son auteur, qui est souvent un ermite. Elle est l’aboutissement d’un chemin spirituel. « Chaque visage, chaque geste et chaque nuance de couleur révèlent l’engagement intérieur de l’artiste et la permanence d’un langage visuel qui unit le visible et l’invisible, le matériel et le spirituel » (livre de l’exposition)


