59 participants avaient rendez-vous le 18 octobre pour une journée mi-Suisse, mi-pays de Gex. Peu avaient entendu parler de l’Escalade de Genève, et peu connaissaient le Château de Voltaire. L’introduction de cette journée était faite dans le car par Cécile Bétemps qui nous expliquait les relations de la Savoie et de Genève de 1401 à 1603 (voir P.J.) Charles-Emmanuel de Savoie (1562-1630, époux de Catherine Michèle, fille du roi d’Espagne Philippe II, petit-fils de François 1er) est à l’origine de l’Escalade.
A Genève, le rendez-vous était fixé à la fontaine de l’Escalade, monument qui commémore la victoire des genevois sur les savoyards la nuit du 11 au 12 décembre 1602 selon la date du calendrier julien en vigueur chez les suisses, en réalité du 21 au 22 décembre selon le calendrier grégorien que suivaient les savoyards. Genève comptait alors 16 000 habitants. C’était en fait une conquête de prestige : revanche territoriale, rivalité religieuse exacerbée. Charles-Emmanuel, catholique, envoya une armée de 2000 hommes dont beaucoup de mercenaires attaquer Genève, centre du calvinisme, qui avait chassé à Annecy son prince-évêque en 1533. Elle avait construit des murailles pour se protéger. Des espions, pas n’importe lesquels, puisque le président du Sénat de Savoie était présent, avaient repéré les semaines précédentes la topographie de Genève.




