50 personnes ! Le Musée des Beaux-Arts a été obligé de proposer deux visites pour accueillir tout le monde. Un vrai succès pour cette exposition sur un thème malgré tout assez austère de prime abord. Cette perception a volé en éclats au cours de la visite. Notre guide, Dorine, nous a fait partager sa passion. Dès l’entrée, un espace spécial présente l’exposition. Il symbolise le narthex d’une église orthodoxe reconstituée par le Musée, avec la nef, l’iconostase et le sanctuaire. Cette exposition d’art byzantin est prêtée par le Musée de Korça en Albanie. La plus ancienne œuvre, Saint Michel Archange, date du XIVe siècle ; celles du XVIe au XVIIe siècles sont plus nombreuses. Des icônes du XXe siècle, de style différent, la terminent.
La guide nous explique qu’une icône ne représente pas une image, mais est un objet de culte. Une icône est peinte après une longue méditation par son auteur, qui est souvent un ermite. Elle est l’aboutissement d’un chemin spirituel. « Chaque visage, chaque geste et chaque nuance de couleur révèlent l’engagement intérieur de l’artiste et la permanence d’un langage visuel qui unit le visible et l’invisible, le matériel et le spirituel » (livre de l’exposition)
Pour cette deuxième sortie de l'année, nos 30 participants se sont finalement retrouvés sur le parking du château de Caramagne, sur la route de Saint-Ombre. Monique Dacquin, vice-présidente de l'association Les Amis du Vieux Chambéry et guide du patrimoine Savoie Mont-Blanc, nous attendait. Elle a abordé la visite en précisant qu'il était difficile de dresser une liste exhaustive des différents propriétaires qui se sont succédé, car ils seraient près d'une vingtaine. Elle n'évoquera donc que les principaux, tous plus ou moins rattachés à des familles nobles proches de la cour de Turin.
Pour commencer, ce bâtiment a été édifié vers 1530 par un certain Bernardino Becchi, juriste des seigneurs de Caramagne en Piémont. Caramagne est une petite ville située à 40 kilomètres au sud de Turin et, à cette époque, ses seigneurs sont la puissante famille savoyarde des Miolans. Venu en Savoie pour défendre leurs intérêts, il se fait bâtir une demeure au lieu-dit « Pugnet », qui est avant tout une exploitation agricole. Il la nomme Caramagna, en référence à son village natal.
Pour abriter la ferme, il fait édifier en contrebas de son « château » des bâtiments en hémicycle qui encadrent l'entrée du domaine. Il s'agit de corps de ferme. Ils conservent encore aujourd'hui le même plan, ce qui accentue la ressemblance avec les villas palladiennes. Mais au début du XVIIe siècle, les descendants de Bernardino Becchi, endettés, perdent leurs propriétés.
Trente participants étaient inscrits à la visite de l’Atelier de Livio Benedetti, sur les hauteurs d’Apremont. Ils étaient accueillis par Robert Benedetti, frère de Livio, Jean-Marc Mollard et Jean-Marie Pétraz, respectivement président et trésorier de l’Association des Amis de Livio Benedetti, et rejoints un peu plus tard par les deux fils de Livio, Roland et Luc. Cécile Bogey, Adjointe à la Culture de La Motte-Servolex, était présente parmi eux.
Tout le monde a croisé un jour une œuvre de Livio Benedetti, sans toujours savoir qu’il en était l’auteur. Que ce soit la Dame du Vent à Technolac, le logo en acier sur le rond-point de l’Érier à La Motte-Servolex, la Sarrazine à Tignes, la Lorelei place Saint-Léger, la Savoyarde à Myans, le Funambule dans le dans le hall de la Salle Saint-Jean, la croix gigantesque d’Arbin…
Dans l’exposition à ciel ouvert, Don Quichotte, solennel, toise les arrivants de ses deux mètres au moins ; il voisine avec Corto Maltese, sculpté par Luc, le fils de Livio, dont le regard embrasse la Combe de Savoie. Sans doute le seul endroit au monde où ces deux héros sont rassemblés. Se révèlent ensuite Le Dernier des Justes, la majestueuse Dame assise aux bras croisés, l’Ours géant, la Servitude Volontaire, les oryx, et bien d’autres œuvres.
La conférence du 24 juin, qui portait sur l'épopée des ciments et des chaux du mont du Chat, a attiré soixante personnes. Il est possible que les conditions climatiques extrêmes aient provoqué une baisse de l'engagement des participants.
Dans un premier temps, le président a évoqué la mémoire de Marc Bloch, académicien et historien français, qui a été « panthéonisé » la veille. Il a par la suite évoqué la figure de l'éminent historien français et réaffirmé l'une de ses maximes qui a guidé sa quête intellectuelle : « Plus la recherche s'efforce d'atteindre les faits profonds, moins il lui est permis d'espérer la lumière, si ce n'est par les rayons convergents de témoignages très divers dans leur nature. »
Cette maxime souligne l'importance de la comparaison entre sources hétérogènes pour atteindre une compréhension approfondie du passé. En effet, elle implique que la vérité ne peut être révélée qu'à travers la confirmation mutuelle des informations obtenues par l'historien.


